Le billet de Monsieur Cinécruche

Aujourd'hui :
Salmigondis du samedi
Avant-propos succinct
Aujourd'hui, un billet en forme de faits divers sur le monde merveilleux du gratin. Un hommage, en quelque sorte, à un grand chroniqueur que vous êtes trop jeunes pour avoir connu.
Un acharnement thérapeutique
Débutons sur les caps de roues par une révélation fracassante. Fort du succès remporté par son œuvre-somnifère La donation, un tortionnaire impénitent envisagerait l'inimaginable. Se montrant particulièrement surpris que des cinéphiles aient pu survivre à la projection de son dernier opus -- voir même y trouver un quelconque intérêt --, le réalisateur janséniste songerait sérieusement à y donner suite. Le tartufe aurait confessé, sous le couvert du secret : « Les voies du cinéma d'auteur sont impénétrables. » Titre provisoire de l'entreprise : "L'annihilation".
Un rapprochement douteux
« Éric Rohmer, la mort d'un grand cinéaste », titrait récemment un célèbre magazine pipole dont on taira volontiers le nom ici. Se rappelant très vaguement de l'internable langueur de "Pauline à la plage", un loustic cru bon déclarer, sans qu'on lui demande son avis : « Personnellement, et sans vouloir manquer de respect envers le défunt -- m'attirant ainsi les foudres de l'intelligentsia en fonction tout en déclenchant une tempête médiatique dans un verre d'eau --, je crois que le magazine pipole en question devrait plutôt concentrer ses qualités d'écritures -- incommensurables, par ailleurs -- sur les déboires récurrents de Djeuni et Laeticia; le monde du cinéma ne semblant pas, a posteriori, sa tasse de thé. » Au terme de cette diarrhée verbale n'intéressant que lui, le zigoto nettoya la litière du chat, changea de paire de caleçons et retourna se perdre dans les abysses insondables de sa page facebook.
Un succès en devenir
Également dans l'actualité artistique déjà périmée au moment où vous lirez ces lignes : un Spider-Man 4 sans Sam Raimi ni Tobey Maguire. Mis au parfum de cette nouvelle des plus sensationnelle, un esprit fin déclara : « Voilà sans doute une idée attrayante sur papier. Mais lorsqu'on adjoint à cette idée toute simple la subtilité du réalisateur de Transformers 2, on passe subitement de l'attrayant au sublime. » Un jeune cinécruche ayant un sens inné de la formule a quant à lui précisé : « Débile jcapote ben raide jsuis viré sur le top !!!! » Précisons que l'homme-araignée sera interprété, selon toute vraisemblance, par la prochaine saveur du mois. Et que l'histoire sera régurgitée par le brillant scénariste de La fée des dents en écumant les fonds de poubelles sur aintitcoolnews.
Ce n'était qu'un rêve
Plus près de chez nous dans le rayon des viandes avariées : une productrice de génie songe à la retraite. En effet, l'omnipotente auteure d'un nombre incalculable de classiques instantanés aurait indiqué à la terre entière : « Trauma sera mon dernier chef-d'œuvre. » Vérifications faites auprès des autorités compétentes, un satiriste amateur recevra sous peu une mise en demeure pour ce canular de fort mauvais goût.
Une rencontre chargée d'émotions
Toujours dans le domaine des qualités réputables : une animatrice de radio a récemment confondu son invité avec une poignée de porte. La scène s'est produite lorsque l'invité prenait place en studio. Revenant sur l'incident, le principal intéressé s'est montré indulgent : « Christiane est une grande professionnelle. », dit-il avant de poursuivre : « Sur le coup, je fus quelque peu étonné. Surtout lorsqu'elle a tenté de me débarrer le nez. ». Remis de ses émotions, l'homme-poignée ne semblait pas tenir rancœur à l'animatrice-vedette : « C'est une erreur qui aurait pu arriver à n'importe qui. », conclut-il.
Une conclusion qui n'épargne personne
En terminant, consignons que dans un show de matantes diffusé sur des ondes câblées, un chroniqueur influent au visage de jeune poupon aurait été vu feignant un sourire d'acquiescement niais lorsqu'il fut question des mérites d'une émission qu'il avait blastée dans "La Presse" trois jours plus tôt. En marge de l'affaire, une crisse d'exaspérante aurait été vue, quant à elle, faisant un point d'exclamation avec son doigt.
* * *
Dans un prochain billet, nous envisagerons un règlement à l'amiable avec les avocats de Bernard Émond, Fabienne Larouche, Marc Cassivi et Liza Frulla. Quant à Christiane Charette, elle aurait confondu son avocate avec une patère.
Signé Monsieur Cinécruche, génie fondateur.
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